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La véritable récompense, c’est le chemin parcouru

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Chez Osprey, nous nous efforçons de vivre et de travailler selon une philosophie bien particulière. C’est une manière d'appréhender non seulement les montagnes que nous gravissons en pleine nature, mais aussi les montagnes de la vie. Rob Wylie, Directeur général d'Osprey Europe, explore cet état d'esprit ci - dessous.

Leurs sacs à dos sont chargés et prêts au départ. La transition de l’asphalte au sentier se faitrapidement. En enfilant son sac sur le dos, l’homme remarque son poids important. Dès que l’onaura mangé quelques-unes de ces provisions et bu un peu de cette eau, ce sera bien plus agréableà porter, dit-il à son ami. Ils se lancent sur un sentier balisé et battu par les pieds des marcheurs. Lapremière partie du parcours consiste en une pente douce serpentant à travers une forêt de pinsdense. Ils sont entourés d’arbres obstruant les rayons du soleil et la vue. Il fait froid à l’ombre.L’homme et son ami pressent le pas, conscients que d’ici quelques heures, ils ne seront plus cernéspar les pins et pourront enfin profiter du paysage et du soleil depuis les flancs de la montagne.Après plusieurs heures de marche, ils émergent de la forêt, les nuages sont bas et l’horizonimperceptible. C’est dommage, dit l’homme. Il s’attendait à voir le sommet. On devrait pouvoirdépasser ce gros nuage si on continue à grimper, répond son ami. L’homme acquiesce et tous deuxse remettent en route. Le chemin est bien plus raide désormais et leur progression plus lente.

Plus haut, la piste s’élève en zigzags. Ce sera plus facile, dit l’homme. Mais ils mettent du temps à yparvenir. Ils passent enfin de l’autre côté du nuage, le soleil couchant resplendit et ils sontrécompensés par des vues dusommet et des pics avoisinants. Plus haut encore, l’étape la plusardue de l’ascension les attend. On peut voir notre passage jusqu’en haut, remarque l’homme.C’est là où nous serons demain. Il montre la crête en suivant du doigt son contour. Il se fait tard,c’est l’heure de trouver un endroit pour camper. Dès qu’on aura monté la tente et allumé leréchaud, on sera bien content de notre avancée d’aujourd’hui, dit son camarade. Le soleil secouche et la température baisse. Je vais enfin pouvoir essayer monnouveau duvet, dit l’homme. Jevais être bien au chaud cette nuit, pas comme la dernière fois, ajoute-t-il en riant. Leur nuit desommeil est entrecoupée de retournements dans leur sac de couchage, de moments de réveil etde réflexion. Principalement surle fait qu’un lit chez soi est bien plus confortable et que lestoilettes sont bien plus proches. Ils se lèvent tous les deux tôt le lendemain matin, impatients deboire leur premier café. Examinant le matériel étalé autour d’eux, l’homme se rassure en disantque tout ira mieux une fois leur attirail rangé dans leur sac à dos.

Ils reprennent leur marche peu de temps après, leurs jambes sont courbaturées par les efforts dela veille et leurs sacs ne semblent pas moins lourds. J’ai vraiment hâte d’attaquer cette arête, ditl’homme à son ami. Après quelques heures de marche normale, leurs pieds et leurs mainss’agrippent désormais à la roche pour avancer. Encordons-nous, propose l’ami, pour plus desécurité. L’homme acquiesce et ils se sentent tous deux plus confiants, longeant le vide de chaquecôté, grâce à la corde qui les unit. Grimper avec une charge lourde les rend nerveux, chaqueenjambée et prise de main est un mouvement lent et précis. Le ciel dégagé offre une vuemagnifique dans toutes les directions,amplifiant par ailleurs leur position exposée sur le flanc dela montagne. C’est assez intense, dit l’homme à son compagnon avec un sourire anxieux. Son amiapprouve tout en cherchant en vain des signes de réconfort. Je crois qu’on arrive bientôt à unesection moins pentue, rassure l’homme. Mais il semble y avoir plus d’espoir que de certitude danscette parole. Ils poursuivent leur ascension pendant encore quelques heures, absorbés par le silence et la concentration. Soudain, un éclat de voix retentit dans l’air. J’aperçois le sommet,s’écrie le compagnon. Ils regardent tous les deux vers le haut. L’homme se tourne vers son ami etlève le pouce dans sa direction. La vue va être sublime, répond l’homme d’une voix forte.

À nouveau remplis d’énergie et d’optimisme, les deux aventuriers avancent d’un pas plus rapide etassuré à travers les pierres anguleuses. Peu de temps après, ils parviennent tous deux au sommet.Reliés physiquement par la corde et mentalement par les efforts partagés pour arriver àdestination. Les sacs sont retirés des épaules et prudemment posés sur la roche. Ils échangent debrèves tapes dans le dos et scrutent les horizons. Debout les mains sur les hanches, ils inspirent etexpirent à l’unisson de façon théâtrale. Bravo, dit l’homme. À toi aussi, répond son ami. Aprèsquelques photos et une ou deux gorgées d’eau, il est temps de repartir. Le chemin du retour vanous prendre du temps, dit l’homme en hissant son sac sur le dos. Ce serait bien d’être de retour àla voiture avant la nuit, ajoute son ami.

Se dirigeant vers la vallée, ils reviennent sur leurs pas en reconnaissant les alentours en chemin. Ilsrepassent devant leur lieu de campement et dans les zigzags. Alors qu’ils atteignent la frontière dela forêt, il fait noir et de la pluiecommence à tomber. Au moins, on ne fait que descendre,remarque l’homme. On en a pour deux heures maximum jusqu’à la voiture, ajoute son acolyteavec assurance. La progression est aisée sur le sentier battu. J’ai hâte d’être dans la voiture à l’abride cette pluie, dit l’homme. Son ami acquiesce. Enfin, un objet métallique se reflète dans lalumière de leur lampe torche, le toit de la voiture. L’homme s’étale de tout son long sur le capot.Cela fait rire son ami. Ils entrent sans tarder dans le véhicule, heureux d’échapper au déluge. Jesuis épuisé, lâche le compagnon. Moi aussi, dit l’homme. Ils quittent le parking en direction duchemin d’accès. Cette piste n’est pas terrible en cas de pluie, dit l’homme, j’ai lu quelque partqu’elle était parfois inondée. Ça ira mieux une fois qu’on sera sur une vraie route, commente sonami. Ils roulent tranquillement, mentionnant de temps à autre les bienfaits imminents d’unedouche, d’un bon repas et d’un vrai lit. Ils parlent du travail qui les attend ce lundi matin et de lasemaine à venir. Quelque temps après, une voiture se gare devant la maison de l’homme. Celui-cisort du véhicule, une silhouette dépenaillée encore mal ajustée entre la vie sur le sentier et cellede tous les jours. Il porte son sac à dos sur quelques mètres encore, puis le laisse tomber dans lecouloir, le sac y restera jusqu’au lendemain. Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller me coucher, pensel’homme.

Épilogue

Cette nuit-là, l’homme se rend compte que son aventure est déjà terminée. Il se dit qu’il devraits’efforcer de mieux apprécier chaque instant et le parcours en lui-même. Il sait qu’il est importantde prendre l’initiative de préparer ce genre d’escapade et de les mener à bien. Mais qu’il ne fautpas non plus laisser les objectifs et les étapes franchies faire de l’ombre à l’expérience en elle-même qui consiste à les atteindre. Absorber pleinement ce qui nous entoure et les émotionsressenties à chaque instant est essentiel. Il comprend que cela s’applique aussi au travail, auxrapports avec les autres, à la famille et à la vie en général, tout ce qui a de la valeur pour lui.Apprécier le voyage s’avère aussi fondamental que d’atteindre son but. Il se promet de tout faire àl’avenir pour saisir l’importance de chaque moment, dans tout ce qu’ilfait. Cette nuit-là, alors quel’homme sombre dans le sommeil, il se dit: ma véritable récompense, c’est le chemin parcouru.

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